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La Commission Formation de la CSM-CI à l’écoute des formateurs de l’Internoviciat et de l’Interpostulat

Écouter, partager les expériences et construire ensemble, c’est dans cet esprit que la Commission Formation du Bureau national de la Conférence des Supérieur.e.s Majeur.e.s de Côte d’Ivoire (CSM-CI) a rencontré les formateurs et formatrices de l’Internoviciat et de l’Interpostulat,ce dimanche 27 septembre 2026, au Centre Sainte Famille de Yamoussoukro.

Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de la CSM-CI, a été conduite par les Sœurs Solange SIA et Monica AUCCELLO, membres de la Commission Formation. Elle avait pour objectif de mieux comprendre les réalités vécues sur le terrain, d’identifier les besoins des formateurs et de réfléchir ensemble aux moyens de renforcer l’accompagnement des jeunes en formation à la Vie consacrée.

Partir de l’humain pour mieux accompagner

Au cœur des échanges, une conviction s’est dégagée : toute formation commence par la personne. La connaissance de soi, la maturité humaine, la capacité à vivre en communauté et l’accompagnement des parcours personnels constituent des bases essentielles de la formation. Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité de mieux préparer les jeunes filles avant même leur entrée dans les structures de formation et de prendre davantage en compte les réalités humaines qu’elles portent. Cette approche se veut également une réponse aux situations d’abandon rencontrées au cours des parcours de formation.

Former celles et ceux qui forment

La rencontre a également mis en lumière un besoin prioritaire : renforcer la formation des formateurs. Dans cette perspective, la Commission Formation envisage une dynamique de formation sur plusieurs années, avec notamment l’identification des compétences présentes dans les différentes Congrégations et la constitution progressive d’un réseau de personnes ressources. L’Institut des Sciences de la Vie Religieuse (ISVR) pourra également être associé à cette démarche, au regard des compétences dont il dispose.

Mutualiser pour avancer ensemble

Les échanges ont aussi permis de parler sans détour des difficultés rencontrées dans l’organisation des formations, notamment le coût des sessions, les disponibilités des participants et le nombre parfois insuffisant d’inscrits. Face à ces réalités, la mutualisation apparaît comme une piste importante. Certaines formations pourraient être organisées conjointement par plusieurs Congrégations afin de partager les ressources, les compétences et les coûts. Cette collaboration pourrait également permettre aux maîtresses de formation de ne pas rester seules face aux défis de leur mission.

Des repères communs pour les structures de formation

La question des critères d’intégration et des procédures d’admission dans les structures de formation a également été abordée. Les participants ont souligné l’importance de mettre par écrit des repères communs afin de mieux accompagner les candidates, de clarifier les responsabilités et de faciliter la collaboration entre les Congrégations et les structures de formation. Une attention particulière sera accordée aux nouvelles Congrégations qui souhaitent développer leur propre parcours de formation et qui peuvent avoir besoin d’un accompagnement dans cette démarche.

Garder la mémoire pour mieux construire l’avenir

Autre enjeu souligné serait la traçabilité et la capitalisation des expériences. Les programmes, supports, listes de participants, évaluations et productions des différentes sessions constituent une mémoire précieuse. Leur conservation permettra de mieux évaluer les actions réalisées et de construire les formations futures à partir de l’expérience acquise. La mise en place d’une base de données des formateurs et des compétences disponibles dans les Congrégations fait également partie des pistes envisagées.

Une formation qui se construit ensemble

Au-delà des questions techniques et organisationnelles, cette rencontre a surtout été un temps d’écoute, de dialogue et de partage d’expériences. Elle rappelle que la formation à la Vie consacrée est une responsabilité qui se porte ensemble. En favorisant la rencontre entre les formateurs, les Congrégations et les différentes personnes ressources, la CSM-CI souhaite contribuer à une formation toujours plus humaine, structurée et attentive aux réalités des personnes accompagnées. À travers cette activité inscrite dans son plan d’action, la Commission Formation de la CSM-CI poursuit ainsi sa mission : écouter les besoins du terrain, mettre en commun les ressources et rechercher ensemble des réponses adaptées aux défis de la formation à la Vie consacrée en Côte d’Ivoire.